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AMBASSADOR21 @ Point Ephemere, Paris/France, 22.06.2005
Revolution is a business for young people...
Decouverts grace a l'efficace promotion de VX69, ce groupe de Digital Hardcore bielorusse a mis du temps a m'interesser, persuader d'avoir a ne subir que du bruit.
Et puis un jour je me lance a ecouter. Et la je dis bravo monsieur l'ambassadeur ! C'est effectivement assez bruyant, enerve et rapide, c'est du DHC avant tout, mais on decouve beaucoup plus sous la couche de BPM, des samples de musique classique, des breaks jazzy, de belles nappes bien profondes. Bref ca me plait ! Surtout avec les voix alternees d'Alexey et Natasha.
Premiere etape, lundi soir au Kata Bar, Ripit grand manitou industrieux qui organise le concert a venir, invite Madame et Monsieur. Pas grand monde, beaucoup de chaleur. On boit et on discute pendant qu'Alexey et Ripit alternent aux platines, il y a de tout, indus, hardcore, rap et meme un Killing Joke ! Tout a fait sympathique comme mise en bouche.
Deuxieme etape, concert au Point Ephemere le mercredi.
Alors que la France entiere se dirige vers le Zenith ou jouera le NIN, je decouvre cette salle, ancien entrepot convertie en salle resto bar. Y'a du monde, plein, atable, assis par terre le long du canal, sirotant, flanant, bavardant. Mais il ne sont pas forcement la pour le concert, ils sont la pour le bar. Un premier groupe tres noise, un deuxieme trop brutal death grind j'y connais rien, il fait tres chaud, on bavarde dehors avec Ripit, Cadav ou Ambassador21, encore une fois c'est sympa de changer d'endroit, de cadre et de discuter autrement ailleurs.
Le stand de merchandising est plutot bien achalande, vynils, CD, leur prods et celle d'autres, j'ai enfin mon Tshirt "Legalize Death", slogan absurde et plus maitrise que "leather is murder" ou "communism is facism", eux devraient pouvoir raconter.
Ambassador21 monte sur une belle scene, c'est un belle salle, le tres peu de monde s'approche ou pas. Des projections video accompagnent le message de rebellion et de punkitude des chansons, fascisme de tout bord, industrialisation, consomation, destruction. Une grande table avec pleins de cables, Alexey restera dans un coin a bidouiller ses samples de films, ses guitares samplees. Natasha rempli le reste de la scene, adorable petite blonde qui devient un bombe de rage sous les rythmes gabber, bambi sautillante, vamp aguicheuse (ultra seduisante il faut le reconnaitre) qui malgre la violence de la musique met tout le monde sous son charme. Alexey intervient de temps en temps depuis sa table ou sur scene, le duo marche a merveille, en presence et dans la voix qui alterne la voix parfois suraigue et la monstruosite du grave. Il fait ultra chaud mais rien ne les arrete au contraire, l'atmosphere est etouffante par la chaleur et la loudeur du son de l'ambiance, un entrepot, du DHC, des videos pas guillerettes, "Welcome to Hell".
Je mitraille, un autre film, ca s'agite au bord de la scene, un gars certainement un peu emeche semble kiffer sa race, courbe en 5 ou 6, se desarticulant, il me lance "Putain c'est terrible, c'est trop genial, j'hallucine". En effet y'a de quoi, la chaleur rajoutte vraiment a l'ambiance du live. C'est chaud. Ils disparaissent, pas de rappel. Domage, j'en aurais bien repris un peu. On sort s'egouter et se rehydrater. On papotte, dommage qu'il n'y avait pas plus de monde, le business, les bons plans et mauvais souvenirs d'un groupe en tournee, et d'un tourneur degoute, mais on est concquit et la preuve on va en parler autour de nous.
Ca remballe on se salut, se reverra peut-etre. Ils partent a Lille, puis le Noxious, moi retour home, demain boulot.
Review by Vincent Ripoll for Wytlyt, July 2005
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